Croire au Dieu qui vient : Esprit, Eglise et monde

Croire au Dieu qui vient : Esprit, Eglise et monde

27,49 €


  • Éditeur : Gallimard
  • Nombre de pages : 539 pages
  • Dimensions : 16 x 24 cm
  • Année : 2016
  • Divers : Broché
  • Délai livraison : sous 4 à 8 jours
  • ISBN : 9782070178667

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Croire au Dieu qui vient : Esprit, Eglise et monde

Voume 2 : De la foi critique à la foi qui agit




4ème de couverture :


Le second tome de Croire au Dieu qui vient se propose de vérifier ce qu'il est advenu de la nouveauté évangélique en comparant l'existence des communautés dans les temps apostoliques à ce qu'elle est de nos jours sous le rapport de l'essentiel de la vie chrétienne : entrée dans l'Église par la profession de foi baptismale, célébration de la mort de Jésus par le partage du pain eucharistique, vie fraternelle selon les enseignements de l'Évangile, unité de l'Église sous la conduite des successeurs des apôtres. Tout cela est maintenu, mais compris et vécu très différemment.

Ces changements sont significatifs du tournant vers l'Ancien Testament amorcé par l'Église au IIIe siècle pour échapper aux dérives hérétiques. Alors qu'elle vivait du souvenir de Jésus dans l'attente de son retour, la foi est devenue religion, ceinte de rites purificateurs et d'interdits, le sacré a envahi la communion à l'Esprit, la tradition a refoulé le libre essor de la parole, la démarcation du sacerdoce et du laïcat a renforcé la clôture de l'Église sur le monde. La nouveauté évangélique n'en continuait pas moins à inspirer le goût de la liberté, mais plus la société se sécularisait et plus le monde se vidait de l'esprit du christianisme, au point que des mots tels «Dieu», «salut» ou «péché» ont perdu tout sens pour un grand nombre de gens.

Ainsi le second parcours s'attache-t-il à repenser les visées essentielles de la foi chrétienne, en Dieu, au Christ, au salut, à l'Évangile, celles sur lesquelles tout chrétien est interrogé sous l'horizon de l'incroyance généralisée de notre temps, non pour «convertir» son interlocuteur, ni pour justifier (excuser !) les chrétiens d'être croyants, mais sur la base de la rationalité commune aux hommes d'aujourd'hui, à leurs critères de véracité et de vérité, dans le but de témoigner du sens de l'homme et de l'humain qu'inspire la foi chrétienne, de répondre à leurs interrogations sur l'avenir de l'humanité, et de leur proposer une action commune pour sauver l'homme de la déshumanisation qui le menace.

Ce livre est tourné vers le futur que Jésus a ouvert au Dieu de l'homme et à son projet créateur, dégagé des liens et des ombres du passé, et l'Église est invitée à se présenter au monde dans la nouveauté, tissée de folie et de sagesse, préparée par l'Évangile depuis toujours.


Extrait de notre blog :

Le Père MOINGT a commencé tardivement à écrire, mais sa production est aussi abondante que régulière depuis vingt ans. On pensera notamment à sa précédente somme «Dieu qui vient à l’homme» (2005), et au plus facile «Figures de théologiens» (2013) qui évoque quelques grands théologiens français que le Père MOINGT a connus lors de sa longue carrière d’enseignant.

Chez les protestants, le Père MOINGT serait «catalogué» comme un libéral extrémiste. Il développe depuis longtemps une «foi critique» dont le but est d’interroger et de repenser le dogme chrétien. Il souhaite revisiter un message qu’il estime aujourd’hui inadapté pour lui permettre de prendre en compte les évolutions de l’histoire, le statut actuel de la pensée, du langage et de la raison d’aujourd’hui, et les conditions de la vie présente. Le Père MOINGT est très attentif au langage de la théologie et il souhaite imposer un langage apte à trouver du sens aujourd’hui, à humaniser le visage de Jésus, à rendre attractive la Bonne Nouvelle.

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Note 
2019-05-25

Il y a du bon, et il y a du moins bon

Je ne suis pas d'accord avec nombre de choses écrites par cet auteur, néanmoins j'en approuve certaines, comme dans ce passage :
"Abandonnée dans nos régions par la plus grande partie des chrétiens qui la fréquentaient, manquant de prêtres qu’elle réserve au service des besoins religieux de ceux qui lui sont restés fidèles, l’Église ne doit pas s’estimer quitte du devoir d’aller au monde, il lui reste pour cela la ressource de mettre en œuvre le sacerdoce du peuple de Dieu, celui des laïcs, car c’est ce peuple en entier qui est chargé de cette mission, d’où dépend la vie de l’Église. Elle doit donc inviter les laïcs à annoncer l’Évangile au monde, les autoriser à se réunir et à s’organiser entre eux à cette fin, leur laisser toute liberté pour cela, accepter de disséminer les communautés chrétiennes pour jeter partout à l’entour des semences d’Évangile. Et les évêques, les prêtres et les diacres participeront pleinement à cette œuvre d’évangélisation, pas vraiment nouvelle si ce n’est revenue à ses origines, en allant visiter ces communautés éparses, les former, les instruire, les encourager, comme les apôtres des premiers temps allaient visiter les petits groupes de chrétiens épars dans le monde païen, pour renforcer leurs liens à l’Église universelle, engranger la moisson jaillie des semences qu’ils avaient jetées en terre. Ainsi s’était répandue au commencement de maison en maison la parole de Dieu, et les apôtres se réjouissaient de la voir d’avance traverser les mers et passer d’un pays à un autre. De la même façon se fera la nouvelle évangélisation, se répandra la semence de l’humanité nouvelle, celle que le Dieu des hommes avait faite à son image, jetée dans l’univers, et qui a germé en mettant au monde l’Homme nouveau, une semence de tendresse humaine, de fraternité, qui germe en nouvelles pousses et s’étend de liens d’amitié en liens d’unité, pousses fécondées et liens resserrés par l’amour de Dieu qui répand sa vie dans toute l’humanité et la rassemble en royaume de Dieu."

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