Ferdinand Buisson Père de l'école laïque

Ferdinand Buisson Père de l'école laïque

29,00 €


  • Éditeur : Labor et fides
  • Poids : 600 g
  • Nombre de pages : 529 pages
  • Dimensions : 14 x 22.5 cm
  • Année : 2016
  • Délai livraison : sous 4 à 8 jours
  • ISBN : 9782830915976

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Ferdinand Buisson

Père de l'école laïque

Ferdinand Buisson, Prix Nobel de la paix en 1927, a eu une très longue carrière religieuse, pédagogique et politique. Elle a fait de lui l’un des hommes les plus importants, mais aussi les plus méconnus, de l’histoire de la France contemporaine. Il a dirigé l’enseignement primaire de 1879 à 1896, en menant une véritable révolution scolaire et morale au sein de l’école publique. Le pédagogue est entré ensuite en politique, pour prendre une part décisive dans la bataille anticléricale et pour la Séparation de l’Eglise et de l’Etat. Fidèle sa vie durant à ses engagements de jeunesse, une gauche aux épithètes multiples, religieuse, pédagogique, politique et pacifiste, ce protestant qui fut d’abord théologien et passa par l’expérience de la Suisse et des Etats-Unis peut être tenu pour le père de l’école laïque.

Patrick Cabanel, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, a publié notamment :

 Résister voix protestantes

1905, la séparation de l'Eglise et de l'Etat

Les mots de la laïcité

Les mots de la religion dans l'europe contemporaine


Extrait de l'Introduction


Ferdinand Buisson : une longue vie (...) ; une très longue carrière publique de plus de soixante-cinque ans : si sa première publication, déjà remarquée, date de 1864, il obtient le prix Nobel de la paix en 1927 et fait l'objet d'une grande cérémonie d'hommage au Trocadéro en 1930. C'est ensuite, comme il arrive, le temps du purgatoire ; en dépit du rôle unique qu'il a joué dans la mise en place de l'école laïque, son nom n'a été donné qu'à 106 établissements d'enseignement, derrière Pauline Kergmard, Jean Zay, Paul Bert, Jean Macé, et surtout Jules Ferry - Pour s'en tenir aux pédagogues ou ministres de l'Instruction publique. Peut-être son nom même, dans sa "banalité" végétale, a-t-il joué dans cet oubli, après s'être prêté à de faciles jeux de mots, notamment dans Les Nuées (1907), une pièce satirique du maurrassien Maurice Pujo, qui le fait apparaître sous les espèces de Ferdinand Brousaille, l'animateur d'une union hétéroclite et cosmopolite, en partie juive, de moralistes bavards. Il y a eu longtemps autour de l'énigmatique Buisson, sans vrai visage, sans poste ministériel en dépit d'une féconde carrière politique dans la seconde partie de sa vie, un halo de grisaille : son renom ou son allure de pasteur, sa passion pour les querelles théologiques au sein du protestantisme, qui sont incompréhensibles dans la culture française ; sa définition trop subtile, pour cette même culture, d'un "foi laïque" ; son appartenance à un centre gauche "radical" trop vite vieilli ; son office obscur (en apparence) de directeur de l'enseignemnet primaire, dans l'ombre de ministre flamboyants, un Ferry, un Bert, voire un Bourgeois : tout à concouru à vêtir de silence, d'ennui et d'oubli ce personnage emblématique d'une Troisième République parfois ensevelie sous les mêmes attributs dans la mémoire nationale ..."
Patrick Cabanel

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