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L'Evangile en Relief

Publié le : 2016-05-04 12:04:43

L'Evangile en Relief

L’Évangile en relief – Luc, Michel BARLOW

Olivétan, 107 pages, 18,00 €








Michel Barlow, docteur en théologie de la Faculté de théologie catholique de Lyon, prédicateur laïc, s’est fait connaître du public protestant par son livre-choc,  
Le bonheur d’être protestant, paru en 2013. Aujourd'hui, il nous propose 60 méditations sur les textes de l’année liturgique 2012-2013 (1), qui correspondent pour l’essentiel à l’évangile de Luc.

Il nous explique d’abord l’expression «en relief», laquelle correspond à la corrélation entre les textes de l’Évangile et ceux du Premier Testament. En effet, pour lui un texte évangélique est très souvent «tissé» de citations, de réminiscences ou d’allusions au «Premier Testament».


L'évangile en relief

Chaque temps de l’Église, Avent, Noël, Épiphanie, Carême, Pâques, Pentecôte, fait l’objet d’une petite introduction. Toutes les méditations sont intéressantes, et très souvent tout à fait originales. Chacune est brève, deux ou trois pages, ce que l’on regrette quelquefois, tant le message est dense et toujours facile à lire. Nous ne pouvons évidemment pas les citer toutes et nous n’en retiendrons que trois.

Premier dimanche de l’Avent (2 décembre 2012): «Votre libération approche» (Luc 21,25-36)

L’année liturgique commence comme elle s’achève par l’évocation de «la venue du Fils de Dieu sur les nuées du ciel.» (v.27). Ce texte appartient au genre littéraire de l’«apocalyptique». Michel Barlow rappelle à bon escient que le mot «apocalypse» signifie à l’origine «révélation». La littérature apocalyptique est bien présente dans le Premier Testament (Ez 32,7-11; Jl 3,1-5 …). Elle annonce la fin des temps dans des mises en scène à grand spectacle lorsque l’histoire trouvera tout son sens, Jésus le Christ étant le libérateur du peuple de la Nouvelle Alliance, comme Yahwé a été le libérateur d’Israël réduit en esclavage en Egypte.

Vingt-quatrième dimanche du temps de l’Eglise (15 septembre 2013)

Luc 15,1-32, trois paraboles pour un message, que Michel Barlow titre «Les trois qu’on retrouve»: une brebis sur cent, une pièce de monnaie sur dix, un fils sur deux!

Ces trois paraboles évoquent la joie de Dieu de retrouver ceux qui étaient perdus, dans les deux premiers cas à la suite d’une recherche et dans le troisième à l’initiative du fils. Chaque fois Dieu nous invite de prendre part à sa joie de pardonner. En ce qui concerne la troisième parabole, la bague que le Père fait mettre au doigt de son fils (v.22) rappelle celle que pharaon passe à celui de Joseph (Gn 41,42) et celle du roi Xerxès à celui de Mardochée (Est 8,2).




L'Evangile en Relief





Trente-quatrième et dernier dimanche du temps de l’Eglis
e (24 novembre 2013): «Cinq affirmations de la royauté du Crucifié» (Luc 23,35-43)

Toute cette scène de la Passion est placée sous le signe des psaumes 69 et surtout 22, lequel commence par le cri de douleur bien connu «Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné?» et se termine par un chant d’espérance, implicite dans les évangiles synoptiques.

L’évangile de Luc est le seul à évoquer, sur une croix à côté de Jésus, le bon larron qui lui, demande Souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi (v.42). Et Jésus lui promet alors qu’il «sera avec lui dans le paradis» (v.43). Le Paradis, dans la culture juive de l’époque, c’est le séjour des morts en attente de la résurrection et de la royauté universelle de Dieu.



En conclusion, livre riche, passionnant, nerveux par son style, qu’on lit et relit avec profit et plaisir, de préférence une Bible à côté de soi. S’il faut faire des reproches, mineurs, on dira que certaines méditations auraient pu être développées et qu’on trouve quelques répétitions (explication du mot «parabole» par exemple).




1. Soit en l’occurrence 7 textes de plus que le nombre de dimanches, ce qui correspond pour partie aux célébrations de Noël ou de l’Ascension et pour partie à des compléments du Temps de l’Église.

Bernard Steinlin



photo : Jésus devant Pilate, relief du IVe siècle, Rome



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