L'autre Dieu - La plainte la menace et la grâce

L'autre Dieu - La plainte la menace et la grâce

13,27 €


  • Éditeur : Labor et fides
  • Poids : 115 gr
  • Nombre de pages : 109
  • Dimensions : 11x21
  • Année : 2014
  • ISBN : 9782830915549

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Dans ce texte mêlant le récit personnel, la méditation et une relecture spirituelle du livre de Job, Marion Muller-Colard donne à entendre la foi comme une audace. De son expérience de pasteur en milieu hospitalier, elle retient la plainte existentielle de patients soudain privés des repères d’un Dieu avec lequel ils croyaient pourtant avoir passé un contrat. Relisant sa propre expérience de la menace au chevet d’un de ses fils gravement malade, elle part en quête d’une foi qui ne soit plus l’assurance illusoire d’être mis à l’abri du sort et des aléas. En cheminant avec Job, dont elle est spécialiste, l’auteur interroge la possibilité de se délester de la culpabilité et de la pensée magique pour se risquer à une confiance sans filet : celle en l’Autre Dieu. Au-delà de la plainte et de la menace, Marion Muller-Colard fait miroiter la grâce dans ce texte très incarné, composé pour tout lecteur en recherche d’une pensée théologique originale, accessible et exigeante.

Théologienne protestante, Marion Muller-Colard a été aumônier d’hôpital avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Chroniqueuse dans la rubrique spirituelle du journal Réforme, elle a notamment publié Prunelle de mes yeux (Gallimard, coll. Folio junior, 2011) et Le Professeur Freud parle aux poissons (Les petits Platons, 2014).

La presse en parle :

« Marion Muller-Colard nous offre un livre magnifique. Sa relecture de passages de la Bible est particulièrement éclairante. Ce petit livre, comme un phare, peut éclairer les moments les plus sombres d’une vie d’homme ou nous permettre d’être, sans arrogance, avec les personnes dans l’épreuve. »
La Croix, 9 octobre 2014

« Avec Marion Muller-Colard, la foi, la théologie et la spiritualité se confondent dans une parole qui est passée par le creuset de la « vraie » vie. »
Réforme, 2 octobre 2014

« Un livre-espoir, qui pousse à chercher, au-delà de la Plainte, la Grâce dans ce qui est, tout simplement. »
Paroles protestantes, octobre 2014

« Parcourant l’histoire de Job, la tissant de ses rencontres hospitalières et de ses épreuves personnelles, Marion Muller-Colard nous conduit vers la Grâce qui nous relève de cette ombre de la mort. Son texte et sa langue sont d’une saisissante beauté. Le chemin qu’elle nous invite à suivre est lumineux. »
Presse régionale du Sud, octobre 2014

Note 
2019-06-04

Très beau livre

L'auteure remet en question sa compréhension d’un Dieu censé nous protéger de toute menace. Elle croyait en un Dieu avec lequel elle pensait avoir passé un contrat. Au-delà de la plainte et de la menace, elle fait miroiter la grâce dans ce texte très personnel, riche d’une pensée théologique originale, accessible et exigeante.
Voici les aspects positifs que je souligne :
- elle dénonce un Dieu contractuel, censé nous protéger si nous respectons notre part du contrat : « Job a perdu la confiance en ce Dieu contractuel qui protégeait sa vie » (p. 52) ; « la piété ne protège de rien » (p. 55)
- elle est très authentique. Elle ne cache pas sa détresse, ses tâtonnements : « Fâchée avec mon Dieu imaginaire qui avait rompu sans préavis mon contrat inconscient de protection, je manquais de secours spirituel. Je ne trouvais pas de prière qui puisse être autre chose qu’une immense contradiction, une négociation régressive avec la peau morte d’un Dieu qui ne tenait pas » (p. 82)
- elle écrit très bien. Elle a des formules magnifiques pour exprimer sa pensée.
- elle s'émerveille devant la vie : « La détresse m’avait dilatée et, en quelque sorte, elle avait élargi ma surface d’échange avec la vie. Et près de ce petit corps, se superposait à ma supplication muette pour qu’il vive, la conviction profonde que, quoi qu’il arrive, ce qui était incroyable et sublime, c’était qu’il fût né. Et que cela, jamais, ne pourrait être retiré à quiconque. Ni à lui, ni à moi, ni au monde, ni à l’histoire » (p. 82).
- elle articule bien l'autobiographie et la réflexion théologique. Elle nous permet de comprendre comment la maladie de son fils a bouleversé sa théologie : « Pour ma part, j’avais perdu l’insouciance. Et cela revient à dire que j’avais moi aussi perdu la sécurité de l’enclos. Comme Job, je ne pouvais plus compter sur ce Dieu gardien que j’avais désigné plus ou moins consciemment » (p. 53)
- elle comprend la foi comme une relation et non comme un système de croyances. Sa parole à Job est probablement le centre de sa réflexion. Job s’écrie : « Je sais bien, moi, que mon Défenseur (goël) est vivant, que le dernier, il surgira de la poussière (Jb 9,24) ».
Et l'auteure lui répond: « Voilà, mon ami Job.Tu tiens dans ta main la peau morte d’un Dieu que tu avais mandaté pour garder ton enclos. Mais tu sais, à présent, que ton Rédempteur est vivant. Ton goël, ton avocat, ton défenseur. Celui qui ne défend pas ton enclos mais ta quête d’un autre Dieu, celui qui mettra au monde avec toi une autre foi, qui t’accouchera d’une autre confiance. Tu passes d’une religiosité enfantine à une foi d’adulte, tu passes d’un système à une relation. Tu as perdu un Dieu fonctionnel qui s’est avéré, de surcroît, ne pas bien fonctionner. Tu as trouvé un Dieu vivant, qui t’échappe et que tu cherches » (p. 77)
Un très beau livre que je vous conseille de lire.

    Note 
    2019-01-17

    Un livre "époustouflant "

    Il est remarquablement bien écrit et le contenu est également exceptionnel. Connaissant plusieurs personnes très malades, j'ai pu leur offrir cet ouvrage et il a été très bien reçu. Je conseille sans hésitation.

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